Votre chat dort seize heures par jour sur le même coussin, votre chien réclame sa balade à heure fixe. Ces habitudes donnent l’impression que tout va bien. Mais le bien-être d’un animal de compagnie repose sur des équilibres plus fins, que la recherche et la réglementation récentes éclairent sous un angle nouveau.
Arrêté du 19 juin 2025 : ce qui change pour le suivi sanitaire des chiens et chats
Depuis le 3 juillet 2025, un arrêté impose à tous les éleveurs, refuges et gardes d’animaux de compagnie un suivi vétérinaire formalisé avec désignation d’un vétérinaire sanitaire. Les structures auparavant dispensées, notamment les petits élevages, sont désormais concernées.
Concrètement, chaque professionnel en contact avec des chiens, chats ou furets doit figurer dans un registre national. Le déploiement s’étale jusqu’en 2029. Pour vous, cela signifie un droit de regard renforcé : vous pouvez exiger des preuves de vaccinations, de dépistages et de biosécurité auprès de tout professionnel qui vous fournit ou héberge votre animal.
Plusieurs articles récents de Chiens et Chats reviennent sur ces évolutions réglementaires et leurs conséquences pratiques pour les propriétaires.
Abandons record et stérilisation : la prévention comme levier de bien-être

La SPA a recueilli plus de 9 500 animaux à l’été 2026 dans ses 64 refuges. Ce chiffre traduit une saturation réelle des structures d’accueil. Le gouvernement a présenté un plan d’action centré sur deux axes : renforcer la stérilisation et améliorer la protection animale.
Vous avez déjà remarqué que les portées non désirées restent la première cause de surpopulation en refuge ? Stériliser un chat ou une chatte avant la puberté réduit considérablement ce risque. Pour les chiens, la stérilisation limite aussi certains comportements liés au stress territorial.
Identifier son animal : un geste concret souvent négligé
La puce électronique reste le moyen le plus fiable pour identifier son animal. Le tatouage, encore utilisé, pâlit avec le temps et devient difficile à lire sur un animal âgé.
L’identification est obligatoire en France pour les chiens et les chats. Elle conditionne aussi la couverture par une assurance santé animale, un marché en pleine expansion.
Alimentation et compléments : trier le marketing du besoin réel
Les gammes de croquettes et de pâtées se multiplient, avec des allégations parfois difficiles à vérifier. Un repère simple : privilégier une alimentation adaptée à l’âge, à la taille et à l’état de santé de l’animal plutôt qu’une marque ou un packaging.
Les compléments alimentaires pour chiens et chats connaissent une forte demande. Certains apportent un bénéfice réel dans des situations précises (convalescence, problèmes articulaires chez le chien âgé, pelage terne). D’autres relèvent davantage du marketing.
Avant d’ajouter un complément à la ration de votre animal, posez-vous trois questions :
- Votre vétérinaire a-t-il identifié une carence ou un besoin spécifique lors d’un bilan récent ?
- Le produit mentionne-t-il une composition détaillée avec des dosages précis, et pas seulement des termes vagues comme « aux plantes naturelles » ?
- L’animal présente-t-il un symptôme observable (perte de poil, raideur articulaire, digestion difficile) qui justifie une supplémentation ?
Si la réponse est non aux trois, la ration alimentaire classique suffit dans la grande majorité des cas.

Santé mentale du chat et du chien : les signaux que l’on confond avec du caractère
Un chat qui urine hors de sa litière n’est pas capricieux. C’est souvent un marquage territorial déclenché par un stress environnemental : déménagement, arrivée d’un autre animal, modification de l’agencement du logement. La première étape consiste à exclure une cause médicale (infection urinaire, calculs).
Chez le chien, l’anxiété de séparation se manifeste par des destructions ou des vocalises, pas uniquement par de la « mauvaise éducation ». Un chien qui détruit en votre absence exprime un mal-être. La réponse passe par une désensibilisation progressive, pas par une punition.
Enrichissement du milieu : au-delà du jouet acheté en animalerie
L’enrichissement ne se limite pas à un arbre à chat ou à une balle. Il inclut la variété sensorielle : changer l’emplacement des gamelles, proposer des textures différentes au sol, créer des parcours verticaux pour le chat.
Pour le chien, varier les itinéraires de promenade stimule davantage que la durée de la balade elle-même. Un trajet de vingt minutes dans un environnement nouveau (odeurs, bruits, surfaces) apporte plus qu’une heure sur le même trottoir.
- Pour le chat : cacher des friandises dans des puzzles alimentaires, installer des postes d’observation en hauteur, proposer des herbes à chat fraîches
- Pour le chien : alterner marche libre en nature et exercices d’obéissance courts, pratiquer des jeux de flair (cacher un objet imprégné d’odeur), offrir des temps de mastication sur des objets adaptés
- Pour les deux espèces : respecter les temps de repos sans sollicitation, car la sur-stimulation génère autant de stress que l’ennui
Assurance santé animale : un marché en mutation qui pèse sur votre budget vétérinaire
Les consultations et les actes spécialisés coûtent plus cher dans certaines zones urbaines. Face à cette hausse, l’assurance animale devient un outil de gestion du budget santé plutôt qu’un simple confort.
Comparez les contrats sur trois critères : le plafond annuel de remboursement, le délai de carence (période initiale sans couverture) et les exclusions de race ou de pathologie héréditaire. Un contrat peu cher avec un plafond bas et de nombreuses exclusions protège mal en cas de chirurgie lourde.
Le bien-être d’un chien ou d’un chat se construit sur des actes simples mais réguliers : identification, suivi vétérinaire annuel, alimentation adaptée, stimulation mentale quotidienne. Les évolutions réglementaires récentes renforcent les garanties sanitaires. Rester attentif aux signaux comportementaux de son animal reste le meilleur indicateur pour agir avant qu’un problème ne s’installe.



